Papys Lions

Cornettes de Bise : Papys Lions

Localisation

Point de départ : Bise
Secteur : Centrale
Exposition : Sud-Ouest
Altitude départ : 1825 m
Sommet : 2401 m

Infos techniques

Difficulté : TD+ / 6b / 6a obligatoire
Hauteur : 600 m
Equipement : Rapproché / Aventure

Matériel

Corde : 2 x 40 m
Dégaines : 10
Sangles : 4
Descente : à pied

Toutes les infos essentielles sur une page A4 à imprimer pour la course:

Présentation

La voie des Papys Lions, clin d’œil à la célèbre arête des Papillons à l’Aiguille du Peigne (Chamonix), offre l’occasion de faire une course remarquable à la journée.

Après un départ de mise en jambes, le deuxième ressaut avec le dièdre Mortier sollicitera votre technique de verrouillage, le troisième ressaut avec ses petits murs mettra à l’épreuve vos appuis de pied, le quatrième avec la traversée des gendarmes vous comblera de plaisir par son escalade aérienne.

Une arête débonnaire mais variée vous déposera au pied du dernier bastion. Ces ultimes longueurs conduisant au sommet secondaire des Cornettes seront la cerise sur le gâteau. De ce sommet, dominant l’alpage de Bise, il vous faudra rassembler encore un peu d’énergie pour regagner votre point de départ par le sentier du Seraukin.

Couloir du Seraukin et arête Sud-Ouest
Le couloir du Seraukin et l'arête Sud-Ouest

Accès et marche d'approche

  • Par le col du Pas de la Bosse, accessible depuis Bise ou La Chapelle d’Abondance.
  • A ce col, prendre le sentier qui longe les parois sur votre gauche, d’abord horizontal il s’élève progressivement.
  • Au premier virage, continuer à traverser à l’horizontale le petit pierrier en suivant les cairns.
  • Repérer un câble et le suivre, descendre de 20 m et repérer la plaque indicative au pied de l’arête sud-ouest.
  • Ce cheminement câblé a été mis en place par Jean-Pierre Bernard et Jean-Marie Recht en 2013 pour éviter un passage exposé par mauvaises conditions.

Historique de la voie

  • Le premier parcours de cette arête, à partir du milieu du deuxième ressaut, revient à la cordée historique François Braize/Jean-Louis Urquizar en 1966.
  • Le début du deuxième ressaut (dièdre Mortier), lui, a été réussi à l’aide de coins de bois par la cordée Marcel Dupraz et Paul Mortier en 1972. Une réalisation remarquable.
  • Les quatrième et cinquième ressauts ont été aussi gravis par les cordées Jean-Marie Bénand, Jean-Pierre Bernard, Jean Diot et Paul Mortier lors de l’ouverture de la Centrale en 1970.
  • Les premier, troisième, quatrième et sixième ressauts ont des parcours originaux, ouverts par l’équipe Brigitte Djajasasmita / Jean-Marie Recht / Jean-Pierre Bernard.
  • L’ensemble de l’itinéraire a été nettoyé et équipé par ces mêmes personnes en quinze jours.
  • Le premier parcours intégral a été effectué par les ouvreurs le 22 juin 2014.

Description détailée

1er ressaut : Le rognon du débutant

L1

Repérer la plaque signalétique et le premier goujon, puis suivre l’arête tout droit (1 pas de 5b). Relais 1.

L2

Démarrer droit au-dessus par une petite dalle inclinée, gravir un petit mur vertical (5b – bien protégé). Continuer tout droit et légèrement à gauche par une petite pente herbeuse (3). Un dernier mur peu redressé (4b) vous amène au relais 2.

L3

Un premier plan vertical (4c) vous conduit à un très joli dièdre (5b). Continuer par un petit ressaut (4b), sommet du premier gendarme. Relais 3.

L4

Traverser au pied du deuxième gendarme versant La Chapelle et, par sa brèche à droite, remonter sur l’arête (goujon) et suivre une traversée herbeuse, agréable qui vous emmène au relais 4.

N.B. : à ce relais, possibilité d’un échappatoire par deux rappels de 40 m dans le couloir versant Pas de la Bosse. Cette descente vous ramène directement au passage du câble.

2e ressaut : Le dièdre Mortier

L5

A partir du relais, traverser 1 m à droite et surmonter le dièdre lisse qui vous domine (6b / 6a obligatoire). Relais 5 sur la première marche à droite.

L6

Revenir à gauche dans le dièdre, gravir sur 2 m la fissure (6a), traverser sur une petite vire inclinée à droite (5b), prendre pied dans le dièdre cheminée qui suit. L’escalader jusqu’à sa fin (5a), surmonter une petite dalle (4c). Relais 6.

N.B. : une variante plus difficile (6b) part du relais 5 sur la droite pour rejoindre l’itinéraire précédent juste en-dessus

L7

Traverser à droite par un râteau de chèvre bien protégé (5a). Sortir par une série de petits murs (5a) toujours en tirant légèrement à droite. Surmonter un petit pilier par l’extérieur (5a) donnant accès à une vire herbeuse. Relais 7 à droite au pied d’une dalle.

L8

Suivre la vire à droite jusqu’à l’arête. La gravir sur son fil (4a). Relais 8 à gauche.

L9

L’arête devient horizontale et herbeuse, la suivre jusqu’au pied d’un socle rocheux (3). Relais 9.

L10

Continuer tout droit, petits murs entrecoupés de vires herbeuses (4b) pour gagner le socle rocheux suivant. Relais 10.

N.B. : possibilité d’échappatoire en 4 rappels délicats mais équipés versant Pas de la Bosse : ils sont décalés de 5 à 10 m sur votre droite en regardant le bas.

3e ressaut : Le mur médian

L11

Traverser à droite 15m sur une vire herbeuse, puis monter en oblique toujours à droite (4b). Relais 11.

L12

Gravir le dièdre vertical légèrement à gauche (5c). A sa sortie, tirer franchement à droite sur 5 m. Relais 12.

L13

Surmonter quelques gradins herbeux faciles qui vous mèneront à une profonde cheminée parallèle à l’arête. La gravir (5c). Relais 13 au sommet du pilier

L14

Traverser en pleine dalle légèrement à droite puis monter tout droit jusqu’à une petite vire (5c). Gravir le mur vertical suivant (6b/A1) pour aboutir sur une dalle inclinée. Relais 14.

L15

Gagner l’arête par une petite escalade de 2 m, puis la suivre jusqu’à la brèche (3c). Relais 15 sur anneau.

4e ressaut : La traversée des gendarmes

L16

Gravir tout droit l’arête jusqu’au sommet du premier gendarme (4a). Traverser pour gagner l’arête du second gendarme, la surmonter et se protéger avec un goujon, invisible du bas, placé sur son sommet pour redescendre l’arête opposée jusqu’à une profonde brèche (5a). Relais 16

L17

Surmonter le petit mur (4c) puis suivre l’arête jusqu’au sommet du troisième gendarme (4a). Par une désescalade facile versant La Chapelle d’Abondance, gagner une nouvelle brèche. Relais 17 à établir avec des anneaux sur des blocs.

5e ressaut : L'arête sud-ouest classique

Suivre l’arête mi-rocheuse, mi-herbeuse qui n’oppose pas de grandes difficultés (ensemble de 3c à 4b). S’assurer avec des anneaux (moyens à grands) et quelques coinceurs. Quelques goujons protègent certains pas plus délicats. Une vingtaine de longueurs vous conduisent au chemin du Seraukin.

Pour le cheminement, suivre le plus souvent le fil de l’arête qui surmonte des piliers successifs, séparés de petites brèches. Le dernier pilier se présente comme un mur compact : n’étant pas équipé, il vaut mieux le contourner. Pour cela, descendre le couloir herbeux versant La Chapelle d’Abondance et remonter le petit couloir herbeux immédiatement à droite pour rejoindre l’arête.

6e ressaut : Le faux sommet

Suivre le chemin sur la droite sur une cinquantaine de mètres. Au-dessus d’un petit pierrier se dresse un pilier bordé à sa gauche par un couloir herbeux. Un cairn et une plaque métallique triangulaire marquent la voie à une quinzaine de mètres au-dessus du chemin.

L1

Gravir la dalle puis le pilier qui la surmonte par la gauche (5b). Atteindre une plate-forme relais.

L2

Traverser horizontalement à droite de 5 m, puis gravir une dalle d’abord sur son flanc gauche, puis sur son fil (5b). A son sommet, continuer tout droit en terrain mixte sur 10 m et surmonter un dernier ressaut de 5 m (4a) pour gagner le dernier relais.

L3

Suivre l’arête mi-rocheuse, mi-herbeuse sur 15 m pour aboutir au sommet secondaire des Cornettes (2401 m). De là, vous pouvez gagner en 20 minutes le sommet du massif par une arête bucolique.

Descente

A pied

  • Du sommet (2401 m), suivre la croupe herbeuse (nord-est) descendante en direction du sommet principal sur 40 m, puis descendre par des pentes herbeuses (est) en tirant légèrement sur votre gauche.
  • Vous allez croiser le sentier de la voie normale des Cornettes. Le suivre sur votre droite : il va vous ramener à la Brèche du Seraukin par une grande traversée horizontale.
  • Vous allez rencontrer au début de cette traversée une zone rocheuse équipée par nos soins de 4 goujons : prudence, ce passage a malheureusement provoqué des chutes mortelles.
  • Après être repassé sous le départ du 6e ressaut, vous atteignez la Brèche du Seraukin (2320 m environ). Descendre le versant Bise (nord-ouest) par quelques pas de désescalade. Le sentier redevient bien marqué, mais exposé. Rejoindre le Pas de la Bosse.

Mise en garde :

  • En début de saison, sous la Brèche du Seraukin versant Bise, il reste un important névé très raide d’une cinquantaine de mètres sans possibilité d’assurance.
  • En cas de pluie, ce sentier devient vite très glissant.

Dans ces deux cas, il vaut mieux, depuis le sommet, continuer le sentier vers le sommet principal et prendre le chemin de descente menant au col de Vernaz, puis rejoindre votre point de départ.

Les conseils du guide

  • Par sa dimension (30 longueurs environ), la variété de ses passages, son cheminement complexe, l’horaire à assurer pour la montée et la descente et le manque d’échappatoire, cette voie, plutôt cette course, doit intéresser des grimpeurs confirmés dans ce niveau de difficulté (6a).
  • Jusqu’au relais 17, l’itinéraire est parfaitement équipé en goujons de 10 (120 environ avec les relais), munis de maillons rapides conséquents permettant une retraite en rappel dans la voie (solution longue). A noter que la traversée dite du Rateau de Chèvre a été suréquipée pour éviter à votre second une chute dangereuse sur une lame rocheuse en contrebas.
  • Le premier ressaut est bien équipé (35 goujons) et de difficulté modeste. Comportant 4 petites longueurs avec un échappatoire (2 rappels directs ramenant au câble du couloir de départ), il peut convenir comme petite course d’initiation.
  • Le cinquième ressaut est très peu équipé, vu les nombreuses possibilités de s’assurer avec des anneaux ou des coinceurs. Attention : il n’y a pas d’échappatoire.
  • Le sixième ressaut est normalement équipé en goujons (20) avec relais munis de maillons rapides pour les rappels.
  • Les longueurs varient de 20 à 40 m, certaines peuvent sembler courtes mais elles évitent des tirages désastreux.
  • Les coinceurs sur tout le parcours peuvent renforcer votre sentiment de sécurité.
  • Le terrain mixte (rocher/herbe) peut dérouter certains grimpeurs mais il n’est jamais désagréable. Il s’apparente à la mixité (neige/glace/rocher) des grandes courses du massif alpin.
  • En conclusion, la Papys Lions doit intéresser soit comme un objectif de fin de saison pour des grimpeurs confirmés, soit, en début de saison pour des grimpeurs expérimentés préparant des objectifs plus ambitieux.
  • Dans tous les cas, lorsque vous serez au sommet, vous aurez, j’espère, la satisfaction d’une belle réussite.
  • Dans le doute, vous pouvez toujours faire appel à un professionnel.
  • Surveillez la météo avant et pendant votre course : vous êtes en altitude et même en été, il peut neiger sur les sommets des Cornettes.
  • Bonne course et surtout n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques sur ce site.

Le point de vue amateur de Jean-Marie :

  • De profil l’arête Sud-Ouest forme une courbe majestueuse de 600m de hauteur, facilement identifiable depuis de nombreux sommets du Chablais.
  • Les cordée entrainées et homogènes pourront peut-être faire un temps ! Quant aux autres, il faut être conscient que les minutes perdues aux relais, en pauses variées, et autres acrobaties se totaliseront en heures.
  • A la fin du 5ème ressaut de l’arête, un linéaire appréciable sera rapidement gagné corde tendue, sur un sentier débonnaire, avec vue imprenable sur les 100 derniers mètres du 6ème ressaut.
  • Si vous souhaitez préparer avec soin cette course, 2 points de vue faciles d’accès permettent de vous faire une idée de votre projet, et de réaliser de belles photos :
    • Les chalets de la Raille, accès depuis Abondance
    • Sur les croupes d’herbes entre le col de Vernaz et le col de la Serpentine, accès depuis Chapelle d’Abondance et le lac d’Arvouin

Et  pour terminer, deux petits conseils, toujours en tant qu’amateur :

  • L’appellation arête Sud-Ouest incite à grimper en tenue légère, voir trop légère ! Pour avoir depuis 2 ans, parcouru, descendu et équipé cette voie, je peux assurer que le secteur est très, très ventilé et que le soleil vient tardivement réchauffer les seconds, blafards, aux relais.
  • Enfin, le choix de chaussons d’escalade deux tailles en-dessous de votre pointure ne sera peut-être pas le plus opportun pour cette course.

Bonne course !
Jean-Marie

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Centrale

Cornettes de Bise : Centrale

Localisation

Point de départ : Bise
Secteur : Centrale
Exposition : Sud
Altitude départ : 1830 m
Sommet : 2300 m

Infos techniques

Difficulté : D+ / 5c / 4c obligatoire
Hauteur : 500 m
Equipement : voir aventure

Matériel

Corde : 2 x 40 m
Dégaines : 10
Sangles : 4
Descente : à pied

Toutes les infos essentielles sur une page A4 à imprimer pour la course:

Présentation

A une époque où la face Sud des Cornettes de Bise ne comprenait qu’une voie ouverte par Yannick Seigneur, la Centrale a marqué fortement l’exploration de cette face.

A noter pour mémoire que le chemin d’accès depuis le Pas de la Bosse et qui traverse toute la face Sud des Cornettes est dû à la ténacité d’un grand monsieur : Jean Diot.

Le secteur de la Centrale aux Cornettes de Bise
Le secteur de la Centrale aux Cornettes de Bise

Accès et marche d'approche

  • Par le col du Pas de la Bosse, accessible depuis Bise ou de La Chapelle d’Abondance. A ce col, prendre le sentier qui longe les parois sur votre gauche, d’abord horizontal il s’élève progressivement.
  • Au premier virage, le quitter, traverser à l’horizontal le petit pierrier en suivant les cairns. Repérer le début du câble qui permet de traverser un couloir exposé.
  • Suivre le sentier qui bascule en face sud. Après une centaine de mètres, il se faufile sous un surplomb humide (surplomb des moutons). A sa sortie (15 m), repérer le premier goujon de la voie (plaque)

 

Historique de la voie

  • Ouverte en 1970 par les cordées Jean-Marie Bénand / Jean-Pierre Bernard et Jean Diot  / Paul Mortier en une seule journée de 14 h et en partant du bas. Ils n’utilisèrent que 11 pitons d’assurance, 4 pitons de relais à une époque où les coinceurs étaient une curiosité.
  • Par la suite, les 2 premières longueurs furent remplacées par un passage de même niveau mais plus direct, ouvert par Paul Mortier.
  • Un lifting a été effectué en 2014 par la cordée Jean-Marie Recht/Jean-Pierre Bernard.

Description détailée

L1

Par un mur vertical avec quelques courtes traversées sur la gauche, gagner un dièdre qui vous mène au relais 1. Avec une cotation 4c/5a, et un pas de 5c ou A0, cette longueur est la plus soutenue de la course.

L2

Suivre droit devant un long dièdre peu incliné (4a à 4c) mais herbeux. Se protéger par une sangle sur un arbuste et quelques coinceurs. Ne pas s’arrêter aux 2 pitons mais continuer dans le dièdre légèrement à gauche pour arriver à R2 (goujons).

L3

Continuer le dièdre qui se referme (4c). Relais sur une sangle à gauche.

L4

Sous le surplomb qui forme une grotte, gravir une fissure à gauche (4c) puis une cheminée déversante. Sortir et atteindre une vire à droite. R4 (goujons).

L5

Suivre le bord de la paroi sur la gauche par un système de vires herbeuses (3a) pour gagner un relais au pied d’un dièdre (goujons).

L6

Surmonter le dièdre soit directement, soit légèrement à gauche par une dalle pour regagner la cheminée à droite, surmontée d’un bloc coincé (4c). Relais 6.

L7

Sortir par un couloir cheminée (4c). Continuer par des gradins jusqu’à une petite plateforme sur la gauche (4c). Relais 7 sur goujons.

L8

Surmonter des petits murs mi-rocheux, mi-herbeux pour prendre pied dans un dièdre légèrement à gauche (4c). Relais 8 dans le dièdre (goujons).

L9

Gravir la fissure dièdre (4c) pour atteindre une plateforme herbeuse, surmontée d’un grand mur. R9 à gauche sur goujons.

L10

Traverser à droite sur la vire. Contourner un éperon et gravir un dièdre (4c) pour gagner les gradins pierreux supérieurs. R10.

L11

Monter tout droit, puis à droite dans le dièdre (4b) pour arriver sous un surplomb humide. R11.

L12

Surmonter le surplomb par sa face droite puis revenir à gauche. Suivre les dièdres qui conduisent à l’arête (4c). R12.

L12

A partir de là, suivre sur le fil l’arête sud-ouest qui vous conduira à la Brèche du Seraukin.

Voir la description complète de cette partie de l’itinéraire dans le topo de la voie des Papys Lions.

Descente

A pied

  • Du sommet (2401 m), suivre la croupe herbeuse (nord-est) descendante en direction du sommet principal sur 40 m, puis descendre par des pentes herbeuses (est) en tirant légèrement sur votre gauche.
  • Vous allez croiser le sentier de la voie normale des Cornettes. Le suivre sur votre droite : il va vous ramener à la Brèche du Seraukin par une grande traversée horizontale.
  • Vous allez rencontrer au début de cette traversée une zone rocheuse équipée par nos soins de 4 goujons : prudence, ce passage a malheureusement provoqué des chutes mortelles.
  • Après être repassé sous le départ du 6e ressaut, vous atteignez la Brèche du Seraukin (2320 m environ). Descendre le versant Bise (nord-ouest) par quelques pas de désescalade. Le sentier redevient bien marqué, mais exposé. Rejoindre le Pas de la Bosse.

Mise en garde :

  • En début de saison, sous la Brèche du Seraukin versant Bise, il reste un important névé très raide d’une cinquantaine de mètres sans possibilité d’assurance.
  • En cas de pluie, ce sentier devient vite très glissant.

Dans ces deux cas, il vaut mieux, depuis le sommet, continuer le sentier vers le sommet principal et prendre le chemin de descente menant au col de Vernaz, puis rejoindre votre point de départ.

Les conseils du guide

  • Avec la longueur de l’itinéraire, la variété des passages techniques, le manque d’échappatoires, cette course s’adresse à des grimpeurs complets, à l’aise aussi bien dans l’escalade que dans la pose des coinceurs. En effet, il ne faut pas compter sur un itinéraire évident, jalonné de marques de magnésie et de plaquettes. De plus, l’escalade de cheminées plus ou moins profondes, de murs où l’herbe est partie prenante demande une certaine solidité mentale. Mais en général, un rocher solide encourage le grimpeur qui peut se protéger à l’aide de coinceurs assez régulièrement.
  • En conclusion, avec cette voie, on se lance dans les traces des anciens non pas par défi, mais pour partager l’expérience d’une grande voie.
  • Dans le doute, vous pouvez toujours faire appel à un professionnel.
  • Surveillez la météo avant et pendant votre course : vous êtes en altitude et même en été, il peut neiger sur les sommets des Cornettes.
  • Bonne course et surtout n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques sur ce site.

La galerie photos

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